INTERVIEWEUSE : Quelle étape de votre participation à cette démarche de création vous a le plus intéressé?
JEAN AIROLDI : Je pense que cest après quon ait choisi les photos
et que je suis arrivé au Musée et que javais une centaine de
boîtes à ouvrir et à regarder ce quil y avait à lintérieur.
Je pense que ça, ça a été quelque chose de bien. Même il y a des
choses que jai choisies à ce moment-là qui étaient dans la même
boîte, que je navais pas vues en photo, comme la petite amulette
qui était le porte-bonheur des femmes. Moi, depuis que je suis
tout petit, chez nous, quand on mange un poulet on fait rôtir
le petit os, on le casse et on fait un souhait. De voir que les
femmes, dans le temps, portaient ça, comme ça. Cest de savoir
pourquoi cétait comme ça, pourquoi pas comme ça. Ça cétait très
intéressant. Et de faire la création finale, cest sûr que cétait
très, très intéressant également, sauf que cétait une pression
énorme sur les épaules, que jai transportée pendant trois mois.
Et je vous jure que le lendemain que je lai faite, que ça a été
fini, jai senti un soulagement terrible. |
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INTERVIEWEUSE : Comment avez-vous exprimé cette interprétation
du corset dans votre création?
JEAN AIROLDI : Ce que je voulais faire, cétait quelque chose
qui réunissait un peu les corsets que javais choisis en exposition,
mais de manière plus moderne, sans trop de logique. Cest-à-dire
que ce qui ma servi où les seins, jai pris une doublure dun
soutien-gorge daujourdhui qui est faite à cent pour cent polyester
mais qui donne un effet corset, puis jai fait des doublures de
transparents qui faisaient des couleurs plus unies avec des points
zigzag. Et le fameux lacet au dos du bustier au devant. Du côté
de la jupe, je voulais aller chercher aussi le côté plus moderne,
cest pour ça que jai choisi des filles, toutes des top modèles,
Claudia Schiffer, Tyra Banks, Helena Christensen, toutes en lingerie
de Victoria's Secret qui donnait le petit look plus « sexy » du
temps daujourdhui. |

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