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Michel Desjardins

INTERVIEWEUSE : Michel Desjardins, parmi les vêtements que vous avez choisis dans la collection du Musée de la civilisation, on remarque que vous avez été surtout séduit par les corsages. Qu’est-ce qui a guidé votre choix?

MICHEL DESJARDINS : Je pense que c’est un choix un peu naturel. Je me suis rendu compte que quand je fais mes collections, moi, je commence toujours par les vestes par exemple, par les tailleurs. C’est ça qui est l’important. Puis la jupe ou le pantalon deviennent pour continuer la ligne ou c’est pour mettre la veste en valeur. Je trouve que l’important c’est le corsage.

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INTERVIEWEUSE : (explorer les collections) Que retenez-vous de cette expérience de participation à cet événement du Musée de la Civilisation?

MICHEL DESJARDINS : Moi je considère que j’ai été privilégié, d’abord d’avoir été choisi et aussi d’avoir eu accès à tous ces vêtements. Parce qu’enfin, même aujourd’hui à l’exposition ils sont intouchables, mais moi j’ai eu accès, j’ai pu y toucher, j’ai pu même voir à l’intérieur. Ça je pense que c’est une chance...

INTERVIEWEUSE : Effectivement, vous avez pu palper certaines matières. Ça c’est vraiment un privilège.

MICHEL DESJARDINS : Oui, ça c’est rare. Aujourd’hui c’est défendu mais oui, j’ai eu accès. On a pu toucher, voir comment c’était fait, puis c’était extraordinaire.

INTERVIEWEUSE : Il y a des matières, j’imagine, que vous avez pu palper, qu’on ne retrouve plus aujourd’hui ou qui sont, qui sont industriellement faites en synthétique.

MICHEL DESJARDINS : Oui, c’est ça, on ne pourrait plus les faire ou un travail à la main qu’on ne peut plus faire aujourd’hui parce que ce serait des coûts... Enfin ce ne serait pas seulement trop cher, je pense qu’on ne pourrait pas trouver la main-d'úuvre qui pourrait faire du travail aussi fin, puis en aussi grandes quantités.

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