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Véronique Miljkovitch

INTERVIEWEUSE : Quel souvenir retenez-vous de votre passage dans la réserve des collections du Musée de la civilisation?

VÉRONIQUE MILJKOVITCH : Je me souviens qu’il faisait froid! (Rires) On était dans les chambres froides. Mais c’était vraiment des trésors, comme je suis passionnée de ça de toute façon. J’y ai passé des heures. C’était vraiment... Il y avait des trésors. Il y avait des grands, grands kayaks qu’on ne pouvait pas mettre dans l’exposition malheureusement, mais des grands kayaks en peaux. Il y avait toutes sortes de fourrures. Oh! C’était vraiment fantastique.

INTERVIEWEUSE : Au-delà du vêtement...

VÉRONIQUE MILJKOVITCH : Oui, il y avait...

INTERVIEWEUSE : ...Les objets vous ont beaucoup intéressée?

VÉRONIQUE MILJKOVITCH : Beaucoup, oui. Surtout les kayaks, les articles de chasse aussi... J’aime bien tout ce côté vraiment primitif, le côté chasseur des Inuits.

 

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INTERVIEWEUSE : Véronique Miljkovitch, qu’est-ce qui vous fascine dans le costume autochtone?

VÉRONIQUE MILJKOVITCH : Ce qui me fascine c’est surtout leur approche vis-à-vis de la terre et de la nature. Ils sont très conscients de leur environnement. Et du côté artistique ils sont très spontanés, j’aime bien le côté un peu naïf des cultures autochtones, que ce soit du Canada ou ailleurs. J’aime bien ce côté vraiment spontané.

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INTERVIEWEUSE : Est-ce qu’il y a des pièces qui vous ont surprise par la façon dont elles ont été confectionnées ou assemblées?

VÉRONIQUE MILJKOVITCH : Oui. Il y a, ça fait partie d’ailleurs de l’exposition, un manteau en peau d’eider, c’est-à-dire que les plumes sont à l’intérieur et la peau à l’extérieur. Ça c’est vraiment fantastique, avec un beau capuchon. Ça c’est ce qui m’a le plus frappée. J’avais vu ça dans des livres et j’ai toujours voulu savoir de quoi ça avait l’air, et surtout la texture que ça avait, c’est la peau de l’oiseau avec les plumes encore dessus. Ça serait fantastique si on pouvait faire ça maintenant.

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INTERVIEWEUSE : Qu’est-ce qui a fait que vous avez choisi le castor et le cuir de chevreuil pour votre création?

VÉRONIQUE MILJKOVITCH : Bien le castor, j’ai choisi le castor parce que c’est très... Pour moi, en tous les cas, je trouve que c’est très représentatif du Canada. C’est vraiment, le castor, quand on est pour des pays étrangers, par exemple, quand on pense au Canada, on pense aux ours, aux castors. C’est vraiment quelque chose de typique. Et le chevreuil, c’est pareil. C’est aussi des matériaux qui sont très utilisés par les autochtones, donc ça allait de soi.

INTERVIEWEUSE : Alors avec le vêtement, il y a une dimension, aussi, qui est à la fois une recherche de l’histoire du costume autochtone, mais c’est très contemporain, aussi, votre création.

VÉRONIQUE MILJKOVITCH : Oui. En fait, j’ai choisi de m’inspirer aussi d’une époque des années 60-70, parce qu’à cette époque-là, il y avait tout un mouvement écologique et c’est une époque qui était très sensible à la culture amérindienne. Ils avaient des idéaux un peu naïfs mais très nobles. Ils voulaient la paix sur la Terre, conserver l’énergie, enfin ils étaient très sensibles à ça. Donc j’ai essayé de mélanger les deux ensemble.

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