Syrie

Organisation de la société

   

Pectoral
Pectoral
Une civilisation se distingue d’abord et avant tout par une organisation sociale ordonnée et complexe dont le fondement réside dans une hiérarchisation de classes sociales. Au sommet de celle-ci se trouve une élite politique, parfois même un seul chef détenteur de tous les pouvoirs politiques.

Les phases de l'histoire
Phases de l'histoire
À l’origine, l’organisation sociale est caractérisée par une vie villageoise fondée sur l’agriculture et l’élevage. Tous les membres de la collectivité, unis par des liens familiaux, jouissent d’un statut égalitaire. L’adoption d’une structure sociale plus organisée, embryon d’un éventuel système politique, fut vraisemblablement dictée par la nécessité d’assurer plus efficacement la survie alimentaire de tous les membres d’un groupe dont le nombre augmente, observe-t-on, à mesure que les techniques agricoles se développent. Les intérêts de la communauté sont gérés par un chef ou une classe dirigeante habituellement associée à une même famille.

Sceau-cylindre
Sceau cylindre
À partir de cette organisation politico-économique élémentaire, les structures sociales se raffinent. Du village agricole ne regroupant que quelques familles, nous assistons à la naissance de la ville commerçante, beaucoup plus populeuse et dirigée par un chef unique s’appuyant dans l’exercice de son pouvoir sur une classe de fonctionnaires. Certaines villes, comme celles de Mari et d’Ebla, dominent et exploitent le territoire avoisinant pour assurer la survie des citadins occupés à des tâches spécialisées distinctes de la production agricole. Ces villes deviennent dès lors des cités-États. En même temps, ces cités-États acquièrent une prospérité grâce au commerce dont la gestion exige beaucoup d’efforts collectifs.

Tête hittite
Tête hittite
Plus tard, le territoire syrien ou, plus exactement, des parties seulement du territoire sont intégrées, parfois de force, à des royaumes, habituellement contrôlés par une ethnie dominante : les Amorites, les Assyriens, les Hourrites, les Hittites ou les Araméens. Ces peuples ne sont pas nécessairement étrangers au territoire qu'ils occupent. Leur type de gestion de la société respecte les intérêts locaux. C'est dans ce contexte que les populations « arabes » apparaissent en Syrie.
Casque à visage
Casque à visage


Par la suite, l'ensemble du territoire de la Syrie se joint à d'immenses organisations politiques regroupant plusieurs régions, les empires. Successivement, les dirigeants hellénistiques, romains, byzantins et islamiques imposent leurs points de vue sur l'économie et la politique qui sont ceux de l'État central, mais savent aussi s'adapter aux réalités régionales.

© Musée de la civilisation, 1999

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