Lors d'une entrevue, la designer de l'exposition exprimait ce qui suit :
" Je souhaite que le visiteur ressente un sentiment de recueillement, d'émerveillement devant tous ces beaux objets qui remontent si loin dans le temps et qui sont pourtant si significatifs en ce qui concerne notre civilisation."
C'est par l'utilisation de la perspective que ce passage dans le temps est évoqué dès l'entrée de l'exposition. Le visiteur fera alors face à une allée - la ligne du temps - présentant quatre artefacts imposants dont, en premier lieu, la statue d'un roi de Mari âgée de 4200 ans. Viennent ensuite la statue d'un roi Araméen âgée de 2900 ans, une statue de soldat en cuirasse (1800 ans) et la statue de la déesse Athéna-Allat (1800 ans). Et tout au fond de cette allée, l'illustration grand format d'un couloir très ancien découvert sur un site archéologique.
L'intention de la designer est donc d'utiliser la perspective pour que se prolonge l'effet visuel du podium au-delà même du mur de la salle. Les colonnes massives soutenant la salle d'exposition deviennent donc une partie intégrante du décor au premier plan. Pour poursuivre l'effet de perspective, de fausses colonnes sont judicieusement ajoutées en arrière plan et font le lien avec les colonnes qui se trouvent sur la murale.
Après avoir testé l'effet de perspective avec une version préliminaire de la murale, la version finale est livrée et installée quelques jours avant l'ouverture de l'exposition.