La priorité de l'éclairagiste est de mettre en valeur les objets exposés et de permettre une bonne lisibilité des vignettes accompagnant les objets.
Puisque les zones de lumière avoisinantes s'influencent les unes les autres, l'éclairagiste doit faire son installation en deux étapes.
D'abord l'éclairage d'ambiance doit être réglé, c'est-à-dire les murs, les décors et les planchers. Pendant que son collègue fait ce travail du haut de la plateforme élévatrice, un deuxième éclairagiste peut régler l'éclairage de base dans les vitrines.
Une fois la luminosité ambiante créée, on ajuste l'éclairage sur les objets et les vignettes. Afin d'harmoniser les effets visuels présents dans la salle, les pièces d'un même type sont traitées de la même façon. On cherche à donner une intensité de lumière uniforme d'un objet à l'autre; cette mesure d'intensité s'effectue avec le posemètre.
Il est très important de faire ressortir les couleurs naturelles des objets. Pour ce faire, on doit parfois ajouter des filtres correcteurs aux sources lumineuses.
Le Musée dispose d'un inventaire d'équipement pour chacune de ses salles. Le concepteur en éclairage, M. Guy Simard, doit donc prévoir une répartition adéquate du matériel pour l'ensemble de la salle.
Enfin, mentionnons que le travail des éclairagistes doit se faire avec un certain décalage par rapport à l'horaire normal de travail afin de ne pas perturber le travail des techniciens en muséologie.