Le traitement du casque à visage
Le casque exposé au Musée des Antiquités à Bâle
Démontage du casque au Musée des Antiquités à Bâle
Déballage du casque
Installation du casque


À propos du casque à visage
Argent et fer, 50

Ce casque est composé d'un timbre, c'est-à-dire la partie qui recouvre le crâne, et de la visière, qui protège la figure. Tout est recouvert d'argent, sauf la partie supérieure de la tête qui était initialement couverte d'une pièce de tissu dont les fibres ont laissé leur empreinte dans la rouille.

Avec son visage d'argent poli, son diadème et son couvre-nuque finement ciselés, cet objet de grand luxe a dû être utilisé lors de parades. Cependant, il a aussi été fabriqué afin de pouvoir être porté au combat, si l'on en juge par la présence d'une charnière, au-dessus du front, retenant visière au casque et par les trous percés sous les fentes des yeux pour permettre au porteur du casque de diriger ses pas.

Ce casque a dû appartenir à un roi d'Émèse ou à un proche du roi, car il fut découvert dans la nécropole royale de cette ville. L'historien romain Arrien raconte que la cavalerie auxiliaire de l'armée romaine se livrait à des tournois où les combattants portaient des casques à visages. Celui-ci a probablement été fabriqué dans les ateliers d'Antioche, réputés pour le travail des métaux précieux. Il est probable que l'orfèvre ait essayé de reproduire sur le masque les traits du propriétaire du casque.

À l'époque romaine, Émèse (aujourd'hui Homs) fut une ville très importante, car elle contrôlait un réseau de routes commerciales. La dynastie locale qui dirigeait la ville et son territoire a certainement dû retirer de grands profits de cette prospérité économique.

 



©Musée de la civilisation, 2000