L'exposition Observer. L'expo qui déroute!

Thursday Jun 16 2016

Vous pensez que le fait d'observer est exclusif à la vue? Détrompez-vous! Comprendre notre environnement par l'observation est un acte très exigeant pour tous les sens!

Fidèle à sa façon originale de présenter les choses, le Musée de la civilisation propose d'en prendre conscience en visitant l'exposition Observer. L'expo qui déroute! Un parcours labyrinthique inusité qui met tous les sens en éveil.
 La programmation éducative du Musée de la civilisation est présentée par Hydro-Québec.

Le directeur général de l'institution, Stéphan La Roche, est très enthousiaste à l'égard de cette nouvelle exposition « C'est un produit type de ce que fait le mieux le Musée de la civilisation depuis bientôt 28 ans! Des gestes et des comportements quotidiens passés à la loupe, menant le visiteur à un questionnement et suscitant par la suite une réflexion. Tout ça, grâce à une interactivité ludique et intelligente présentée à l'intérieur d'une muséographie vivante qui saura sûrement plaire aux petits comme aux grands ».

L'expérience du labyrinthe

Avant même d'entrer dans l'exposition, l'œuvre de Tobie Horswill, L'intéractif des portes, met à l'épreuve les compétences d'observateur du visiteur. Laquelle des trois portes donne accès au parcours? En regardant bien, ce n'est peut-être pas la même que le voisin! Une fois cette étape franchie, un arrêt s'impose dans la Caméra obscura pour comprendre le rôle du cerveau dans l'interprétation de ce que perçoivent nos sens, notamment celui de la vue.

Muni de ces connaissances, le visiteur commence le déroutant parcours qui emprunte des éléments distincts du labyrinthe : un réseau compartimenté et compliqué de chemins, des culs-de-sac forçant le recul, des miroirs multipliant les perspectives, brisant les repères.

Du Ciel à la Cave en passant par le Grenier, la Ville et le Boisé

L'expérience va bien au-delà. Non seulement faut-il éviter de se perdre, mais il faut demeurer attentif dans chacune des cinq zones du labyrinthe pour réussir à tout voir et à tout faire!

La Ville (la vue trompée, proprioception)

Une ville est élaborée selon de nombreuses règles de physique et de principes d'architecture complexes. Bien souvent, on s'y déplace sans y porter beaucoup d'attention. Et pourtant, il y a tant à voir! Cette ville dessinée par Jonathan Plante est particulière… faite d'anamorphoses, de figures impossibles et d'autres illusions d'optique. La boussole oriente-t-elle vraiment la position ou c'est une illusion?

Le Grenier (la vue)

Une multitude d'objets donne des allures de brocante à cette pièce. À la manière du collectionneur, il est possible de faire des regroupements d'objets en fonction des couleurs, des formes comme la sélection d'oiseaux naturalisés provenant de la collection des prêtres du Séminaire de Québec a été faite. Une création de Claudie Gagnon.

Le Boisé (la vue, l'odorat, le toucher et l'ouïe)

L'un des premiers endroits où un enfant fait de l'observation c'est dans la nature. On la voit, on la sent, on l'entend et la touche! Grâce à un jeu de miroirs multipliant la verdure et à une bande sonore évoquant les chants d'oiseaux, les bruits de feuilles, on se croirait dans une véritable forêt. Avez-vous vu des insectes vivants?

Le Ciel (la vue)

La voûte céleste est loin d'être vide! Où est la Grande Ourse, quelle est sa forme? Ici, une étoile filante! Couché dans l'herbe, voyez une dizaine de phénomènes observables et expérimentez le télescope.

La Cave (l'ouïe, le toucher, la vue limitée, l'odorat)

Odeur d'humidité. Noirceur complète. On avance à tâtons, les mains tendues devant soi tout en se guidant grâce aux bruits provenant de l'étage supérieur. Instabilité garantie!

En conclusion : L'observateur observé

Après s'être cogné sur une fausse sortie, le visiteur finit son parcours en ayant (enfin!) une vue d'ensemble de l'exposition, ce qui change sa perception d'autant plus que des écrans de surveillance projetant des images de sa visite en différé lui permettent de se voir!

Un défi supplémentaire : Les clés

Pour ceux qui souhaitent pousser au maximum leurs qualités d'observateur, l'exposition propose de participer au défi des six clés. Dissimulées dans chacune des zones, elles représentent un défi supplémentaire qui oriente l'attention, pousse à revenir en arrière. Bref, un défi qui donne une autre perception du parcours.

Des créateurs et des collaborateurs observateurs

Deux des cinq zones ont bénéficié du talent d'artistes pour prendre forme. La Ville a été tracée à grands traits par l'artiste multidisciplinaire Jonathan Plante. Il évoque l'architecture urbaine d'une manière étonnante, faisant du visiteur à la fois l'acteur de ses découvertes et la victime de ces lignes trompeuses. Quant au Grenier, il porte la signature de l'artiste Claudie Gagnon. Une accumulation sculpturale d'objets dénichés dans les brocantes qu'elle affectionne particulièrement et qui évoque si bien cette pièce révolue d'un autre temps où s'entassaient meubles et objets délaissés.

À ces créations artistiques, s'ajoutent la Caméra Obscura, création scientifique du Centre de démonstration en sciences physiques (CDSP) et les créations vivantes ou naturalisées que sont les insectes du Boisé provenant de l'Insectarium de Montréal.

 

Les jeunes de 7 à 15 ans : visés et… consultés

Visés par le projet, des jeunes de 7 à 15 ans ont été maintes fois consultés au long du processus d'élaboration du concept. Il s'agit d'élèves de 1re secondaire provenant des écoles Joseph-François Perreault et De Rochebelle à Québec ainsi que des jeunes d'une école du Bic et d'une école ontarienne. Des jeunes du groupe Machin Club (regroupement de jeunes de Québec qui s'intéressent à la culture) ont aussi apporté de judicieux commentaires lors d'étapes cruciales d'élaboration du concept. (voir http://blogues.mcq.org/blog/2015/09/02/le-machin-club-et-lexposition-observer). Plusieurs de leurs recommandations ont été prises en considération et ont fait évoluer positivement le projet.

Comme résultat, on observe une exposition captivante et très réussie! Observer. L'expo qui déroute! une exposition à observer, à expérimenter, à vivre pendant quelques années!

 

Renseignements :    

Québec – Agnès Dufour, 418 528-2358; adufour@mcq.org

Montréal – Rosemonde Gingras, 514 458-8355; rosemonde@rosemondecommunications.com

– Musée de la civilisation –

85, rue Dalhousie
Quebec City (Québec) G1K 8R2
T. 418 643-2158
Toll-free 1 866 710-8031

– Musée de l'Amérique –
francophone

2, côte de la Fabrique
Quebec City (Québec) G1R 3V6
T. 418 643-2158
Toll-free 1 866 710-8031