Copyright Humain Une grande exposition-réflexion sur la pensée

mardi 24 novembre 2009

L'ocre rouge des grottes de Lascaux, l'alphabet, les cailloux servant au calcul, l'imprimerie, les premières cartes du monde et tant d'autres témoins des créations matérielles et immatérielles de la pensée, voilà ce que recèle la grande exposition Copyright humain.

L'ocre rouge des grottes de Lascaux, l'alphabet, les cailloux servant au calcul, l'imprimerie, les premières cartes du monde et tant d'autres témoins des créations matérielles et immatérielles de la pensée, voilà ce que recèle la grande exposition Copyright humain, présentée au Musée de la civilisation à Québec, du 25 novembre 2009 au 6 septembre 2010.

À la fois impénétrable, mystérieuse et fascinante, la pensée relie intimement et universellement tous les humains : ceux du passé, du présent et du futur. Des origines de la pensée à l'intelligence artificielle, l'exposition Copyright humain invite le public à découvrir la plus irréductible faculté de l'humanité. Cette capacité de penser, qui nous est propre, c'est notre copyright, le Copyright humain.

« L'exposition Copyright humain reflète bien l'âme exploratrice du Musée de la civilisation. Un Musée largement ouvert à ce qui se fait en dehors de la muséologie, sensible au métissage des disciplines, au dialogue des vocabulaires pour enrichir sa propre expression muséographique et créer des espaces métaphoriques riches de sens. Avec Copyright humain, le Musée poursuit sa démarche et fait un pas en avant, a souligné la directrice générale du Musée de la civilisation. La pensée, notre copyright, est un sujet fort complexe mais taillé sur mesure pour un musée de civilisation. Un thème qui lui permet d'explorer un passé lointain, de scruter le présent, tenter de circonscrire et d'appréhender l'avenir de l'humanité à travers cette faculté. Nous avons choisi de le traiter en croisant les expertises et les disciplines. Le visiteur pourra vivre dans Copyright humain une expérience très riche sur les plans intellectuel, artistique et scientifique en s'observant lui-même comme objet d'étude et en réfléchissant sur ce qu'il est comme être humain», a conclu madame Simard.

Un parcours en trois temps
Le parcours évolutif de l'exposition s'effectue en trois étapes. Le public y découvre des traces laissées par les pensées de chercheurs, d'artistes, de scientifiques mais aussi de simples individus qui, par leur persévérance et leur créativité, ont fait avancer le monde. Quelque 220 objets judicieusement sélectionnés pour l'exposition traduisent l'expérience et l'évolution de la pensée humaine dans toute sa complexité. Des interactifs et des extraits de films complètent l'illustration de ce thème extrêmement riche.

Le préhumain : une pensée fossile
D'où vient l'homme? Quelles sont les ressemblances entre les grands singes et les humains? Pour comprendre nos origines, il faut remonter à la pensée fossile, celle des primates. Deux moments clés marquent ce tournant.

Il y a environ deux millions d'années, l'hominidé commence à fabriquer des outils. C'est le début d'une pensée qui intègre représentation et conceptualisation. La reproduction d'outils identiques passe par la mémoire et s'appuie vraisemblablement sur une forme de langage rudimentaire par signes ou par sons. Le second moment remonte à 300 000 ans et correspond à l'invention lexicale. Telles sont les origines de la pensée humaine.

Ici, des photographies grand format, des vidéos, deux œuvres inusitées du chimpanzé-artiste Congo, des outils, des objets archéologiques (silex, pointes de flèches), un crâne de Cro-Magnon, le crâne de Descartes, une œuvre de Betty Goodwin rendent compte de l'évolution de l'espèce, de l'importance de l'expansion du cerveau et de la bipédie dans le développement de la pensée.

L'humain : un animal culturel
Par sa capacité à symboliser, son langage et sa créativité, l'humain se distingue du règne animal. Selon les scientifiques, il existerait deux formes de pensée : la pensée « naturelle » des animaux et la pensée « artificielle ou culturelle » proprement humaine.

« Je pense, donc je suis! » (Descartes). L'humain est conscient de ses perceptions, de ses actions, de ses pensées et, par conséquent, de sa propre existence. Avec cette aptitude à réfléchir, il a réussi à créer un monde répondant à ses besoins et à concevoir des objets témoignant de sa pensée.

Dans cette partie de l'exposition, des objets illustrent éloquemment la capacité de l'homme à se représenter, à développer un langage symbolique, à communiquer, à pratiquer des rituels, à formuler et diffuser sa pensée par l'écriture, à calculer et mesurer, à étudier le cerveau et son fonctionnement, à créer et inventer... mais aussi à oppresser et se révolter. Parmi ces objets : des peintures rupestres, des figurines et des statuettes, une charrue de labour, des masques rituels, des urnes funéraires, des tablettes cunéiformes, une pascaline, des manuscrits, des outils de neurochirurgie, des scans de cerveau, une photographie monumentale (Brain/dummy from the Inside/Outside series de Katherine Du Tiel)... et des menottes d'esclaves.

Le posthumain : une intelligence artificielle
Le rêve de l'homme de créer un être à son image se perd dans la nuit des temps. Développée il y a 40 ans, l'intelligence artificielle s'inscrit dans ce courant. Comprendre le raisonnement et le simuler par une machine qui va copier et surpasser les capacités humaines grâce aux nouveaux moyens de l'informatique naissante.

Dans le champ de la pensée, l'ère posthumaine se caractérise par le partenariat de l'intelligence humaine avec des machines moins « intelligentes » mais de plus en plus autonomes.

Et si ces robots et ordinateurs devenaient aussi doués que l'humain et même plus intelligents que lui? À quoi ressemblerait une société fondée sur un tel partenariat? Plusieurs penseurs de notre temps viennent partager leurs réflexions sur ces questions par le biais d'une installation interactive : le « dialogue artificiel ». Ce sont : Mario Beauregard, docteur en neurosciences; Nick Bostrom, philosophe; Marie Chouinard, danseuse et chorégraphe; Thomas De Koninck, philosophe; Nayla Farouki, philosophe; Yves Gingras, historien des sciences; Albert Jacquard, généticien et auteur; Ray Kuertweil, informaticien; Marie Laberge, écrivaine; Céline Lafontaine, sociologue et auteur; Luc Langevin, magicien et étudiant en physique; André Parent, neurobiologiste du Centre de recherche Université Laval Robert-Giffard; Michel Raymond, spécialiste de la biologie évolutive; Hubert Reeves, physicien et auteur; Matthieu Ricard, moine bouddhiste et biologiste; et Douglas Rushkoff, New Media.

Dans cette zone, un environnement robotique interactif, Area V5, a été conçu spécifiquement pour l'exposition par l'artiste québécois de réputation internationale, Louis-Philippe Demers.

Une mise en espace atmosphérique
L'équipe de concepteurs de l'exposition a voulu recréer l'atmosphère d'un univers scientifique et technologique, dans une mise en espace subtile et poétique imaginée par les Ateliers In Situ. Cet aménagement est caractérisé par la fusion des moyens de communication muséographiques : design de la scénarisation multimédia, design graphique et éclairage.

Nouveauté : une visite de l'exposition par Internet sans fil... et un minisite
La visite de l'exposition est disponible par Internet sans fil. Pour y accéder, des iPod Touch sont offerts à l'entrée de la salle au coût de 2$. Les visiteurs peuvent aussi utiliser leur propre iPod Touch, iPhone, Blackberry ou cellulaire avec accès Internet (gratuit). Enfin, ils peuvent télécharger gratuitement la visite sur leur iPod ou lecteur MP3 à partir de leur ordinateur personnel en consultant le minisite de l'exposition à l'adresse : www.mcq.org/copyrighthumain

D'ailleurs, ce microsite, fort bien « pensé », complète admirablement l'exposition et offre une foule de renseignements sur les thèmes abordés et les objets qui y sont présentés. Il permet aussi de visionner les réflexions des grands penseurs qui ont participé au « dialogue artificiel ».

Copyright humain, une exposition captivante au Musée de la civilisation à Québec, du 25 novembre 2009 au 6 septembre 2010. L'exposition est une création du Musée de la civilisation, présentée par le Centre de recherche Université Laval Robert-Giffard, avec la collaboration de la Fondation du Musée de la civilisation et du quotidien Le Soleil. Alcoa est partenaire de l'ensemble de la programmation du Musée de la civilisation.

Informations supplémentaires :

Des activités culturelles bien pensantes
La fondation du Musée (PDF, 66 Ko)
Document d'information (PDF, 262 Ko)
Les crédits (PDF, 139 Ko)

Pour renseignements et réservations, composez le 418 643-2158
ou le 1 866 710-8031, ligne sans frais en Amérique du Nord.
Réservations pour les activités éducatives, composez le 418 692-1151.


Relations de presse :
Serge Poulin

– Musée de la civilisation –

85, rue Dalhousie
Québec (Québec) G1K 8R2
T. 418 643-2158
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– Musée de l'Amérique –
francophone

2, côte de la Fabrique
Québec (Québec) G1R 3V6
T. 418 643-2158
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