jusqu'au 17 févr 2019


Oubliées ou disparues : Akonessen, Zitya, Tina, Marie et les autres


Exposition - Musée de la civilisation

- Lieu -

Musée de la civilisation

85, rue Dalhousie
Québec (Québec)  G1K 8R2
T. 418 643-2158
S. F. 1 866 710-8031

Directions

Musée de la civilisation

Musée de la civilisation

85, rue Dalhousie
Québec (Québec)  G1K 8R2
T. 418 643-2158
S. F. 1 866 710-8031

Directions

- Date -

jusqu'au 17 févr 2019

- Tarifs -

Tarifs

Adultes (31+)17 $
18 – 30 11 $
12 – 176 $
11 ans et moinsGratuit
Familles38 $

AbonnésGratuit

Consulter
les prix

Adultes (31+)17 $
18 – 30 11 $
12 – 176 $
11 ans et moinsGratuit
Familles38 $

AbonnésGratuit

Neuf oeuvres d'artistes et d'artisanes autochtones génèrent des dizaines d'émotions face au destin douloureux de nombreuses femmes et filles autochtones.

Image : Châle de kukum par Diane Blacksmith, 2015. Photo par La Boîte Rouge VIF

« L'image de la femme autochtone telle qu'inventée par la colonisation est restée accrochée aux têtes, comme tous les clichés de la méconnaissance. Femmes libres, femmes aimantes, enveloppant de leur chaleur des millénaires de culture et de soins, étaient vues comme simplement belles et dociles, sans foi ni loi : elles ont été désincarnées.

Cette image objectivée est restée, et a abouti à une inévitabilité : la fragilisation. De ces constats historiques est resté ce qu'on voit aujourd'hui, un désastre familial et collectif : les mères, les amies, les sœurs, Akonessen, Zitya, Tina, Marie... oubliées ou disparues.

Toute la lourdeur du mot « oubliées » est d'un poids universel immense. Être née femme autochtone au Canada : toute cette violence pour une condition incontrôlable basée sur un fait de naissance. 

Le savoir-faire des femmes est une tradition empreinte de douceur et de force en même temps. Un mélange de beauté et de réconfort. Là où plusieurs sont disparues d'autres sont toujours là pour recréer l'espoir, tisser une mémoire qu'on a trop longtemps laissée de côté. Elles sont centrales, tiennent la résistance dans leur patience infinie, sont le pilier des générations qui se succèdent dans ce monde qui penche vers ses limites. Elles sont fortes et réussissent à nous faire respirer dans le tangible d'une résolution. »

–Marie-Andrée Gill, auteure ilnue